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grand besançon

Personnages du Tram

Nicole Bonvalot

(1490-1570)

doc final HD

Passée à la postérité parce qu’elle était devenue en 1513 la femme
du célèbre Nicolas de Granvelle, chancelier de l’empereur Charles Quint, Nicole Bonvalot est aussi, dans ce XVIème siècle où les hommes l’emportent sur tout, une femme influente, gestionnaire de premier plan et au sens politique affirmé.

Par ses relations et sa fortune,
elle permet à Nicolas de Granvelle
une bonne part de son ascension.

Elle sera la mère de quinze enfants parmi lesquels Antoine, futur
premier ministre de Philippe II
d’Espagne.

Colette

(1873-1954)

doc final HD2

C’est en 1900 que l’écrivain, né en Bourgogne, s’installe, plusieurs mois l’an, sur les hauteurs de Besançon aux Montboucons, dans le joli domaine que vient de lui acheter son mari, Henry Gauthier-Villars.

Colette va savourer ici le bonheur de vivre à la campagne, jusqu’en 1908, et y écrit certaines de ses œuvres les plus connues comme Claudine s’en va, Les Dialogues de bêtes ou La retraite sentimentale.

La maison et son parc sont la propriété de la ville de Besançon
depuis 2000.

Gustave Courbet

(1819-1877)

doc final HD3

Le peintre d’Ornans, amoureux de sa terre, des paysages de Franche-Comté et de ses habitants fut aussi bisontin.

C’est au n°140 de la Grande Rue, dans la maison natale de Victor Hugo, qu’il séjourna en 1838-1839. Il avait alors 19 ans et venait de quitter le lycée pour s’inscrire à l’école de dessin de la ville.

Le musée de Besançon conserve de lui une magnifique série de tableaux parmi lesquels on peut citer Les paysans de Flagey revenant de la foire et l’immense Hallali du cerf.

Henri Fertet

(1926-1943)

doc final HD4

Membre du groupe de résistants Guy Mocquet, Henri Fertet est arrêté par les Allemands et fusillé le
26 septembre 1943 à 7 heures 36 à la citadelle de Besançon avec quinze de ses camarades.

Il avait 16 ans.

La lettre qu’il écrit à ses parents ce matin-là est un témoignage bouleversant d’émotion, de grandeur d’âme et de patriotisme.

«Les soldats viennent me chercher… Mon écriture est peut-être tremblée. C’est parce que j’ai un petit crayon. Je n’ai pas peur de la mort… Expéditeur : Monsieur Henri Fertet. Au ciel, près de Dieu».

Il sera le plus jeune Compagnon de la Libération.

Charles Fourier

(1772-1837)

doc final HD5

Né à l’angle de la rue Moncey et de la Grand Rue, Charles Fourier, philosophe et porte-parole majeur du socialisme utopique, eut en Europe un certain nombre de disciples fidèles et enthousiastes.

La création d’un phalanstère fut le grand projet de sa vie, exporté jusqu’au Texas, et voué cependant, à une série d’échecs décevants.

Le jurassien Victor Considerant fut l’un de ses proches et de ses plus ardents défenseurs.
La femme de ce dernier repose au cimetière des Chaprais de Besançon.

Jenny d’Héricourt

(1809-1875)

doc final HD6

Née à Besançon, Jenny d’Héricourt appartient à cette catégorie de femmes engagées, révolutionnaires et pleines de talents qui marquent le XIXème siècle, font avancer la cause du féminisme et dont les vies sont des romans.

Institutrice, homéopathe, puis
sage-femme et écrivain, elle n’aura de cesse, jusqu’aux Etats-Unis où elle séjourna dix ans, de combattre pour l’émancipation des femmes.

Marquis de Jouffroy d’Abbans

(1751-1832)

doc final HD7

Né en Champagne,
Jouffroy d’Abbans n’en est pas moins Comtois, issu d’une ancienne famille liée à toute l’aristocratie de la province.

Et c’est, d’une part, au château d’Abbans qu’il élabore son Pyroscaphe, premier bâteau propulsé à la vapeur; et, d’autre part, à Baume-les-Dames qu’il fait naviguer avec succès son Palmipède en 1778.

A Besançon, deux statues célèbrent l’ingénieur-inventeur : en pierre, rue de l’Helvétie, et en bronze, sur le pont de Battant; toutes deux contemplant la rivière.

Claude - Nicolas Ledoux

(1736-1806)

doc final HD8

L’architecte du siècle des Lumières a marqué la Franche-Comté de son talent.

C’est ici en effet que deux de ses œuvres les plus importantes illustrent son savoir-faire et ce courant néo-classique dont il est un des maîtres.

A la Saline d’Arc-et-Senans, tout d’abord, bâtie de 1774 à 1779, œuvre fantasmagorique aujourd’hui parfaitement restaurée.

Au théâtre de Besançon, ensuite, d’une modernité «révolutionnaire» inauguré en 1784 et dont, hélas, un incendie ravagera l’intérieur en 1958.

Auguste et Louis Lumière

(1862-1954 / 1864-1948)

doc final HD9

Inventeurs du cinématographe et, plus encore, peut-être, auteurs de très nombreux travaux qui apportaient de grandes améliorations à la photographie, les frères Lumière sont nés à Besançon, à deux pas de la maison de Victor Hugo.

Avant le départ de toute sa famille pour Lyon en 1870, leur père, Antoine, était ici un peintre de talent, un photographe reconnu et un homme d’affaires avisé considéré par beaucoup comme le
«grand-père du cinéma».

Son atelier était au n°59 de la rue des Granges, là où on donnera la première projection d’un film parlant à Besançon, le 12 août 1930.

Marie Curie

(1867-1934)

doc final HD10

Marie Curie, immense figure du XX ème siècle, scientifique, n’a d’attache avec la Franche-Comté qu’à partir de 1895, date à laquelle elle épouse Pierre Curie, issu d’une famille de notable du pays de Montbéliard et de Mulhouse.

Elle est la seule personnalité, hommes et femmes confondus, à avoir reçu deux fois le Prix Nobel de physique, en 1903, puis de chimie, en 1911; reconnaissance attribuée à nouveau à sa fille et à son mari, Irène et Frédéric Joliot-Curie en 1935.

Irène Joliot-Curie se réfugiera un temps au Russey durant la dernière guerre mondiale et sa sœur Eve sera aux côtés du Général de Lattre de Tassigny à Besançon en 1944.

Léonel de Moustier

(1882-1945)

doc final HD11

Hériter d’un grand nom de la noblesse comtoise, le marquis de Moustier occupe durant
l’entre-deux-guerres une place importante sur la scène politique comtoise, comme député et président du Conseil Général.

Opposant farouche à la politique de collaboration conduite par le régime de Vichy, il s’engage tout naturellement dans la Résistance.

Arrêté par la Gestapo en 1943, il est déporté au camp de Neuengamme l’année suivante, d’où il ne reviendra pas.

Le général de Gaulle le fait Compagnon de la Libération.

Louis Pasteur

(1822- 1895)

doc final HD12

Son père, tanneur, était né à Battant, au bord du Doubs, en 1791.

Louis Pasteur lui, voit le jour à Dole en 1822 mais c’est au collège royal de Besançon qu’il est élève puis maître d’études de 1839 à 1842.

Personnalité scientifique majeure mondialement respectée, c’est ici qu’il se formera avant de s’ouvrir à cette carrière prestigieuse qui en fera un des savants les plus renommés de tous les temps.

Louis Pergaud

(1882-1915)

doc final HD13

Héros littéraire de ces terres des plateaux du Doubs, auteur emblématique de La guerre des boutons, lauréat du Prix Goncourt contre Colette et Guillaume Apollinaire en 1910, tragiquement disparu en Lorraine le 7 avril 1915, Louis Pergaud «mort pour la France» a fréquenté, à Besançon, l’école normale de la rue de la Madeleine d’où il sort brillement en 1901.

Une statue de bronze, due au sculpteur Antoine Bourdelle, lui rend hommage dans la promenade Micaud.

Pierre - Joseph Proudhon

(1809-1865)

doc final HD14

Polémiste, journaliste, économiste sociologue et philosophe bien sûr, Pierre-Joseph Proudhon, anarchiste comme il aimait à se qualifier, aura marqué la société de Besançon où il est né, à Battant, en 1809.

En dédiant à la sérieuse académie de la ville ce mémoire dans lequel il affirme «La propriété, c’est le vol»…

En répondant à la loge maçonnique, le jour de son initiation, à la question posée: «Que doit-on à Dieu?»…: «La Guerre».

Débuts tonitruants. La suite sera à la hauteur, entre prises de position sans nuances, jugements féroces, réflexions puissantes et propositions parfois de génie.

Une statue de pierre, due à Georges Oudot, lui est consacrée, rue Sarrail.

Rouget de Lisle

(1760-1836)

doc final HD15

Rouget de Lisle n’est jamais venu à Besançon! Mais il est un de ces Francs-Comtois majeurs en ce qu’ils ont illustré au-delà des frontières leur province natale.

Né à Lons-le-Saunier, cet officier du Génie, poète, auteur dramatique à ses heures perdues doit sa gloire à cette Marseillaise dont il écrit les paroles en 1792 pour l’armée du Rhin.

Chant national de 1795 à 1804, puis repris en 1830, la Marseillaise devient l’hymne officiel
de la France en 1879.

Jeanne - Antide Thouret

(1765-1826)

doc final HD16

Entre Sancey-le-Long où elle naît en 1765 et Naples où elle meurt en 1826, Jeanne-Antide Thouret, canonisée en 1934, marque, un temps durablement, la vie religieuse bisontine.

C’est en effet ici qu’elle crée en 1799 la congrégation des Sœurs de la Charité de Besançon.

L’établissement, fondé au n°13 de
la rue des Martelots, agrandi au
37 rue Battant, s’installe dès 1812 au n°131 de la Grande Rue où se trouve toujours la maison-mère.

Toussaint - Louverture

(1743-1803)

doc final HD17

La présence de Toussaint-Louverture en Franche-Comté serait pittoresque si elle n’était pas aussi dramatique.

Dans le chaos politique né de la Révolution et de ses suites, le général noir finit par faire de l’ombre à l’ambitieux Bonaparte.

Arrêté, déporté en France, emprisonné au fort de Joux, il meurt le 7 avril 1803. Et devient bientôt l’un des symboles de ces libertés malmenées et outragées.

Ses cendres se sont perdues sur les pentes enneigées de la forteresse.

Marquis de Vauban

(1633-1707)

doc final HD18

Ingénieur du roi, architecte
militaire, urbaniste, essayiste et grand voyageur, Vauban est l’archétype de ces serviteurs fidèles, talentueux et dévoués dont savait s’entourer Louis XIV et qui firent la grandeur de son règne.

Présent lors des deux sièges de Besançon en 1668 et en 1674, Vauban est le fortificateur génial de la cité. Vingt ans de travaux seront nécessaires pour y élever citadelle, quais, remparts, forts et tours bastionnées au nom desquels on classe le site au patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2008.

Victor Hugo

(1802-1885)

doc final HD19

Né à Besançon dans le haut de la Grande-rue, il n’y reviendra jamais, mais illustre sa cité dans un vers célèbre entre tous.

A sa suite, les romantiques s’inspireront de la «vieille ville espagnole» et y passeront, parfois, comme Stendhal, Balzac ou Flaubert.

Lors des funérailles grandioses de celui qui est, depuis longtemps, considéré comme l’un des tout premiers écrivains français, la délégation bisontine est en tête du cortège.

Besançon a ouvert au public sa maison natale en 2013.

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